• Charlène Dorléans

"Les Lacs du Néouvielle" raconté par Charlène


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Récit et topo du séjour "Les Lacs du Néouvielle" du 2 au 4 juillet 2021, trois journées itinérantes de refuge en refuge. Première expérience de ce type pour la plupart des participantes, les souvenirs resteront gravés ! Rusticité, difficulté et cohésion étaient au menu.


Charlène, étudiante en BTS Tourisme, exerce son stage d'étude au sein de Lilika. Elle a suivi Caroline et son groupe de randonneuses lors de ce séjour. Elle raconte ...


Jour 1


9h30. Parking du Tournaboup au-dessus de la commune de Barèges (65).

Tout le monde est là et malgré une météo capricieuse ces derniers temps, la chance semble sourire au groupe car le soleil brille déjà fort au-dessus des sacs à dos chargés pour trois jours.

Le profil de la journée est annoncé comme simple : « on monte et on descend ». Sur le terrain, ce n’est pas si simple ! La montée semble longue et difficile pour certaines quand pour les autres ce n’est qu’une simple formalité. Mais qu’importe, chacune prend le rythme qui lui convient et tout le monde arrive au premier « point de pause ». Le groupe a déjà un point commun qui saute aux yeux : la bonne humeur. Ce séjour promet d’être riche en émotion !

Rapidement la beauté du paysage engendre des sourires sur les visages qui étaient grimaçants quelques mètres plus bas dans la montée pour rejoindre les lacs dets Coubous. La pause est la bienvenue, hydratation et petit encas pour reprendre de l’énergie et nous voilà reparties pour l’ascension de la Hourquette d’Aubert qui culmine à 2498m et qui offre une vue imprenable sur le massif et Pic de Néouvielle (3091m). En contre-bas on aperçoit à gauche, le lac d’Aumar et ses couleurs magnifiques et à droite le lac d’Aubert ! Au total, ce sont 25 lacs que nous verrons.


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Le paysage devient de plus en plus varié, pierrier, forêt, sentier au milieu des rhododendrons qui offrent un spectacle coloré. Le daphné camélée est en fleur et nous offrira trois journées parfumées, on s'en régale et on plonge volontiers notre nez dans les bouquets roses.



Après une bonne descente, un peu de répit pour le groupe, nous voici arrivées dans le secteur des laquettes où quelques courageuses oseront se baigner dans une eau limpide... et froide !

On se sèche, on se rhabille, on lace les chaussures et on part pour la dernière ligne droite avant de rejoindre le refuge d’Orédon. Le sentier est agréable au milieu de la forêt, pendant une heure on serpente dans une multitude de couleurs et on aperçoit finalement le lac d’Orédon ! L’arrivée est donc toute proche !

Ça y est ! Nous sommes arrivées au refuge d’Orédon et la première impression face à ce paysage laisse échapper quelques « waouh ». La beauté nous saisit instantanément. Place au repos du corps et de l’âme, les bières sont commandées (il semblerait que ce soit bon pour la récupération !), le saucisson est découpé, les bonnes blagues de l'une ou de l'autre font rire le groupe : l’ambiance est décontractée, légère et la cohésion du groupe est lancée.

Il est désormais temps de prendre une bonne douche chaude suivi d’un repas bien mérité avant de rejoindre le dortoir et d’y passer une nuit réparatrice avec des images merveilleuses en tête.




Jour 2


7h00. Réveil. Les visages semblent réclamer encore quelques minutes de sommeil mais dans les yeux de chacune on devine l’impatience de reprendre la route. On se prépare, on range les sacs, on prend un petit-déjeuner consistant et après une ultime vérification météo, on prend le départ pour une dizaine de kilomètres et un peu moins de dénivelé que la veille, mais la journée n'est pas moins fatigante.

Aujourd’hui, le paysage est vraiment magnifique, encore plus beau que la veille et pourtant c'était difficile de rivaliser ! Des lacs d’un bleu intense entourés de forêts de sapins verts émeraudes, un sentier qui longe une rivière sauvage…

La raideur du premier col, Estaudou (2246m), aura surpris plus d'une. Mais la flore omniprésente hypnotise les esprits et nous voilà déjà au Lac de l'Oule. Au dernier moment, au vu de la météo clémente, Caroline choisit de remonter le vallon de Port-Bielh, sauvage à souhait, et déniche un coin de paradis pour le pique-nique, en bord de lac.


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Les laquets de Port-Bielh sont de toute beauté, on échange avec des pêcheurs de truite venus concourir pour une compétition : celui qui attrape le plus de poisson en un temps donné.

Une ultime montée au rythme du brouillard qui s’installe, cela créé une ambiance particulièrement belle et mystérieuse. On resserre le groupe, on augmente légèrement la cadence pour finalement apercevoir le refuge de Bastan, face au lac et pic éponyme.